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domingo, agosto 02, 2009

LE FIGARO - CÉSAR CIELO

César Cielo : derrière le sourire, les dents longues
De l'un de nos envoyés spéciaux à Rome, Arnaud Coudry
30/07/2009 Mise à jour : 11:44


Crédits photo : AP

NATATION - Le Brésilien, champion olympique du 50 m à Pékin, sera la principale menace pour Alain Bernard sur l'aller-retour.

Ne pas se fier à ce sourire qu'il affiche en toutes circonstances. César Cielo n'est pas venu à Rome en touriste, encore moins pour amuser la galerie. Champion olympique du 50 m et médaillé de bronze sur 100 m à Pékin, le Brésilien de 22 ans est une redoutable machine taillée pour le sprint, la principale menace pour Alain Bernard, champion olympique de l'aller-retour. Son chrono dimanche pour lancer le relais auriverde est sans ambiguïté : 47''09, troisième meilleure performance de l'histoire. «Dès la fin des Jeux, je l'avais identifié comme l'un des plus grands sprinteurs de tous les temps», a lâché Denis Auguin, l'entraîneur de l'Antibois.

En moins d'un an, Cielo s'est affirmé comme une terreur des bassins. Plus mature physiquement. Le tourbillon médiatique ne l'a pas emporté. «Je suis resté le même. Je ne me crois pas meilleur que les autres. Et je dois me méfier des nageurs qui ont les crocs comme moi je les avais aux Jeux», confiait-il récemment au Figaro. Un discours proche de celui de Bernard. «C'est dur d'arriver au top. Mais une fois qu'on y est parvenu, c'est encore plus dur d'y rester. On sait les efforts qu'il faut fournir…» Itinéraire d'un enfant pressé. Sa mère, professeur de sport à Santa Barbara d'Oeste, décroche son téléphone et contacte Pinheiros, le club réputé de Sao Paolo. Banco. L'adolescent s'y entraîne au côté de Gustavo Borges, quatre breloques olympiques sur 100 m entre 1992 et 2000, et titille rapidement la star brésilienne.

Rester concentré

À 18 ans, il réalise enfin son rêve, aller aux États-Unis. Direction l'université d'Auburn en Alabama, sous les ordres de David Marsh puis Brett Hawcke, et où il côtoie un certain Frédérick Bousquet. «J'ai comparé mes temps avec les siens, raconte-t-il. Et j'ai vu qu'il était dans la même situation que moi avant d'aller à Auburn. Cela a fini de me convaincre.»

Le Brésilien affole alors les chronos des championnats universitaires NCAA. Réalise deux doublés 50-100 yards en 2007 et 2008, une première depuis Matt Biondi (1986-1987), et se remplit la tête. «L'ambiance est complètement folle, cela ne ressemble à rien d'autre. Même pas aux Jeux…» Pour le reste, l'Alabama n'a rien d'une «sweet home».«Je n'aime pas ma vie là-bas, lâche-t-il dans un éclat de rire. C'est vraiment une petite ville. Au moins, je reste concentré sur ce que j'ai à faire.» Le mal du pays ? Énième rictus. «Je voyage beaucoup, j'ai beaucoup de miles à écouler donc ma mère vient souvent me voir !» Flavia gère désormais la carrière de son «Cesao» (grand César). «Au moindre écart, elle m'appelle et "Aaahhh", elle me crie dessus !» Nouvel éclat de rire.

Le jeune homme ne force pas sa nature. «C'est la joie de vivre brésilienne par excellence, confie Fred Bousquet, son compère d'entraînement. C'est surtout un gars bien, facile à vivre.» Derrière cette bonne humeur communicative, l'image du Brésilien, en pleurs et inconsolable après son sacre pékinois, est restée célèbre. «C'était comme un film qui défilait dans ma tête. Je repensais à mes parents et à tous les moments durs que j'ai pu traverser.» Doit-on s'attendre à un nouveau torrent lacrymal à Rome ? «Je l'espère.» Le rire n'est jamais loin des larmes.


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